dossier fait par MH

 

Lu dans « Le Point » du 25 février 2004, sous la plume de Christophe Labbé et Olivia Recasens, page 73  »

Le juge de Saint-Gaudens (…) a mis en examen les PDG de BASF Agro et de Bayer CropScience France, pour « mise en vente de produits agricoles toxiques » et « défaut d’autorisation de mise sur le marché d’un produit phytosanitaire dangereux ». Dans le collimateur du juge, le Regent TS, l’insecticide accusé par les apiculteurs de décimer leurs abeilles. »

« …Le ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard, s’est résolu… à suspendre la commercialisation du Regent et de cinq autres insecticides agricoles fabriqués à partir de la même molécule, le Fipronil. »

« …le juge Guary s’intéresse aussi à la toxicité du Fipronil pour l’homme… la Direction générale de l’alimentation, qui dépend du ministère de l’Agriculture, n’a pas fait son travail… Le juge Guary a déjà en sa possession une dizaine de dossiers médicaux d’apiculteurs souffrant d’atteintes musculaires, cutanées et oculaires… »

« …Le plus incompréhensible est que le Fipronil, maintenant interdit en agriculture et classé « très toxique par inhalation » depuis mars 2003, reste autorisé dans les insecticides ménagers. On en trouve ainsi au rayon jardin, dans huit produits de la célèbre marque KB… »

« Du Fipronil, on en retrouve même dans le Frontline, le traitement antipuces et tiques pour chiens et chats le plus utilisé au monde… » Le juge d’instruction a finalement procédé à la mise en examen de BASF et de son président le 17 février 2003, puis de Bayer et de son directeur général le 23 février sur la base des motifs suivants : « Mise sur le marché d’un produit phytosanitaire sans autorisation de mise sur le marché mise en vente de produit toxique pour la santé de l’homme ou de l’animal violation des dispositions du Code de la santé publique pour les produits très toxiques, tromperie sur l’aptitude à l’emploi d’un produit, mise en vente de produit agricole toxique nuisible pour la santé de l’homme ou de l’animal. »

http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/chimie/d/un-insecticide-dans-le-collimateur-le-regent_373/c3/221/p1/

Régent et Gaucho en baisse : abeilles en hausse !

La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l’Indre, 28 juillet 2006

A Chézelles, la présidente de France terre d’abeilles constate qu’après deux ans d’interdiction partielle du Gaucho, les abeilles se portent mieux. Elle demande son interdiction totale.   Béatrice Robrolle demande au pouvoir politique d’être « cohérent ». Voilà deux ans que l’insecticide Régent est complètement interdit et que le Gaucho ne peut plus être utilisé sur le tournesol et le maïs, au nom du principe de précaution inscrit dans le code de l’environnement.

En cette période de floraison des tournesols, les apiculteurs constatent une nette amélioration du comportement et de la santé des abeilles. C’est la preuve tangible du bien-fondé des mesures d’interdiction, aux yeux de l’association France terre d’abeilles qui demande maintenant au pouvoir politique d’aller plus loin en décrétant l’interdiction totale du Gaucho.

Dans les parcelles où il a été utilisé, cet insecticide reste en effet actif plusieurs années, comme le montrent certaines altérations locales du comportement des abeilles. C’est le pouvoir de rémanence de sa molécule active, l’imidaclopride. Les apiculteurs constatent aussi son influence sur l’environnement proche (il est toujours utilisé sur les céréales).

Béatrice Robrolle, présidente de l’association et cogérante du Domaine apicole de Chézelles, souligne que « dans le sud-ouest, où le Gaucho est très peu utilisé sur les céréales, les récoltes de miel et de tournesol sont très élevées cette année ». Des études scientifiques ont confirmé les effets dommageables de l’imidaclopride (Gaucho) et du fipronil (Régent) sur les abeilles.

L’atout du Conseil d’État Au plan juridique, Béatrice Robrolle rappelle que le Conseil d’État a publié, le 28 avril, un arrêt « qui confirme, pour la troisième fois consécutive, le bien-fondé de l’interdiction du Gaucho en raison de son hypertoxicité et de son illégalité », la preuve de son innocuité n’ayant jamais été apportée.

Les apiculteurs ne sonnent plus le tocsin : ils se réjouissent des effets positifs des mesures déjà prises. Avec un regret explicite, celui de voir l’administration rester en retrait.

La DDAF n’est pas venue participer à la conférence de presse organisée mercredi au Domaine de Chézelles, ni la Direction des services vétérinaires qui a pourtant pour mission de faire remonter les informations de terrain auprès de la Direction générale de l’alimentation.

La Coordination rurale qui devait être représentée, a finalement décliné l’offre. Seul est venu le conseiller général du canton, Régis Blanchet, qui avait écrit à deux reprises à des ministres de l’agriculture pour soutenir la cause des apiculteurs : à Hervé Gaymard, en septembre 2004, puis à Dominique Bussereau en mars 2005.

Le conseil général avait, en outre, versé 18.000 € à cinq agriculteurs du département, pour les aider à reconstituer leurs cheptels d’abeilles.

« Les abeilles assurent 80 % de la pollinisation, insiste Béatrice Robrolle. Elles jouent un rôle essentiel pour le maintien de la diversité végétale, donc faunistique… »

Hervé LARROQUE in

http://www.beekeeping.com/articles/fr/abeilles_en_hausse.htm
et aussi
http://www.pays-mareuillais.com/regent_et_gaucho.htm http://www.cbgnetwork.org/215.html

Fin de l’instruction du dossier des insecticides Regent et Gaucho

Une juge d’instruction de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a clos le dossier concernant les insecticides Regent et Gaucho, à l’origine, selon les associations d’apiculteurs, de la surmortalité des abeilles, a-t-on appris lundi auprès du procureur de la République local.

Dans un courrier adressé aux différentes parties, la juge d’instruction a indiqué avoir clos le dossier le 26 décembre. Elle doit le transmettre incessamment au procureur de la République, qui a désormais un délai maximal de trois mois pour rendre son réquisitoire définitif.

Dans cette affaire, les groupes chimiques et pharmaceutiques Bayer et BASF sont mis en examen comme personnes morales depuis le 23 février 2004, ainsi que leurs PDG respectifs, pour « mise en vente de produits agricoles toxiques nuisibles à la santé de l’homme ou de l’animal ».

Le Regent avait été interdit par le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard au lendemain des mises en examen. L’autorisation de mise sur le marché du Gaucho, produit par Bayer CropScience, pour les usages de traitement des semences de maïs et de tournesol avait été retirée en juillet 2004.

Selon les associations d’apiculteurs, ce dernier insecticide était cependant utilisé pour la culture de l’orge. « Nous avons été particulièrement touchés par la surmortalité des abeilles en raison de la dissémination de ces produits », a déclaré à l’AFP, Jean-François Cauquil, membre de l’Union nationale de l’apiculture française, une association à l’initiative du dépôt de plainte. « Nous attendons désormais le procès avec impatience, même si nous pensons qu’il nous faudra être patients » en raison du report à septembre 2008 du procès d’un précédent volet concernant l’importation de Regent à partir d’Espagne, a-t-il ajouté.

Ce procès, audiencé en décembre dernier à Saint-Gaudens, avait été reporté en raison de la grève des avocats dans ce tribunal menacé par la réforme de la carte judiciaire.

« Vu l’influence et le poids des firmes Bayer et BASF, nous avons longtemps craint que le procès ne soit jamais organisé », a souligné M. Cauquil, qui a insisté, en tant que président de l’Association de défense des victimes des pesticides agricoles, sur l’incidence sur la santé avec « des traces de ces produits dans le lait, l’huile de tournesol ou la margarine de tournesol ».

En février 2007, des parlementaires avaient réclamé une commission d’enquête pour connaître les raisons de la surmortalité des abeilles
http://www.edicom.ch/fr/news/international/fin-de-linstruction-du-dossier-des-insecticides-regent-et-gaucho_1188-4773841


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