mai 2002 – juin 2017  2 348 261 visites

Mon livre « Dressage Tendresse » est disponible – en français :  Dressage Tendresse – en anglais :  Gentle Dog Training – en italien : Il Metodo Gentile

sur Facebook, ma chronique : https://www.facebook.com/michel.hasbrouck?ref=brem

Vous pouvez me poser toutes les questions qui vous préoccupent sur svpcanin.com

« C’est un long chemin d’avoir le courage de faire ce qu’on aime »   Teodor Liman

création © Michel Hasbrouck  ®TM http://www.linternaute.com/nature-animaux/interviews/animaux/dressage/dressage-tendresse/michel-hasbrouck.shtml

Michel Hasbrouck grosse tête d’honneur. Cliquez et écoutez 

molosse fun

 grossestetesmh21_jan_2010

quelques livres

CV canin

consultant 2015, Club de sports canins du Grand Casablanca chien-maroc.com

ancien directeur technique (2014$9 de la section canine du Cercle amical français de Casablanca (CAFC)

Gérant et fondateur (1986) de la sarl Familiaris, objet : tout ce qui concerne le chien, élevage, dressage, articles et aliments, formation professionnelle de maîtres-chiens de sécurité.

Président (1997-1998) du syndicat professionnel Prestanimalia. Porte-parole intersyndical (1998) auprès du ministère français de l’Agriculture. webmaster (sites www.dogmasters.com , www.reussirsonchien.com)

Formateur des deux premiers chiens pour sourds en France à partir de chiens de la SPA, en association avec la Fédération des sourds de France (1987).

Quelques clients : Gérard Larcher, Jacqueline Thôme-Patenôtre, Jean-Luc Lagardère, Michel Debré, Max Théret, Corinne Touzet, Jean Rochefort, le duc Josselin de Rohan, Daniel Prévost, la comtesse Christina de Voguë, la comtesse Francine Palazzolo, Robert Lamoureux, Bernard Dhéran, Christophe Dechavannes, le prince et madame Charles de Bourbon, Massimo Gargia, Daniel Auteuil, Anne Vernon, Jean-Pierre Prouteau, Olivier Mazerolle, Albert Du Roy, Jean-Marc Maniatis, Philippe de Chaisemartin, Thomas Jouannet, Sylvie Guillem, Gilles Tapie, Jean-Luc Azoulay, Isabelle Bouysse, Agathe Godard.

Dresseur de chiens pour le théâtre (Les Crachats de la Lune, mise en scène Gildas Bourdet, théâtre de la Ville, Paris, 1985), le cinéma (Lévy & Goliath, mise en scène Gérard Oury, 1986), la chanson (mise en scène Allain Bougrain-Dubourg, 1989).

Conseiller technique « chiens de catastrophe » au Centre Opérationnel de l’Etat-Major de la Direction de la Sécurité Civile, Levallois-Perret, 1987-1989.

Formateur des maîtres-chiens de la Société africaine de sécurité, Lomé, Togo (1997)

Président des clubs de dressage de Versailles(1991-1992), de Vire (1977-1980).

Premier cynophile à avoir installé le ring français hors de France : séminaire de Denver, Colorado, 1885, après avoir été contributing editor de Dog Sports Magazine pendant 3 ans.

Lauréat (1983) du championnat de France de travail pratique en campagne de la Société centrale canine.

Vainqueur du concours LOSH en campagne à Anvers, 1986.

Conducteur et grand électeur en ring 3, campagne, RCI 3/IPO 3, et pistage.

Homme d’attaques et moniteur des clubs d’Armentières, Lille, Caen, Vire, Villedieu les Poêles, Saint-Lô, Versailles, de 1969 à 1992.

Champion de l’exposition française nationale d’élevage, race Bouvier des Flandres, classe femelles, 1973.

Secrétaire du club de chiens de défense d’Armentières (1970).

Journaliste canin depuis 1965 (La Vie Canine, Le Chien magazine, Chiens 2000, Atout Chien, 30 Millions d’Amis, Sans Laisse, Chiens de France, La Vie Canine, La revue du club français du berger allemand,  Deutscher Hundesport-Allemagne, Dog Sports Magazine-USA)

Traducteur ( « L’odeur et le chien de pistage »,anglais,-éditions du Suran-, « Le Chien d’Agility », anglais, La Vie Animale-, « Le Chien de Défense, Dressage au Mordant », allemand -Bornemann-)

Auteur (« Le Chien », « J’éduque mon chien » -Solar-, » Le dressage-tendresse », » Bien vivre avec son chien » -Hachette-,, « Le Cocker », « Le Berger Allemand », « L’Education du Chien pour la Ville », « Le Métier de Maître-Chien » -Gisserot-, « L’arrivée du chiot », Helvedog, 2005)

Co-auteur  » Réussir Son Chien » avec le docteur-vétérinaire Michel Klein, Helvedog,  » L’Art du Ring » avec Daniel Debonduwe -Suran-, « The German Shepherd » avec Susan Barwig -TFH,USA-, « J’élève mon Chien » avec le docteur-vétérinaire Philippe  De Wailly »-Solar

Conférencier canin international( Neuchâtel 1984, Denver 1984, Moscou 1994, Vevey 1998, Genève 1998, Liège 2004, Lausanne 2009)

CV militaire

Délégué à l’international de RESGEND, l’Association des réservistes et sympathisants de la Gendarmerie nationale (2015)

Président Anorgend (Association Nationale des Réservistes de la Gendarmerie) de la région de gendarmerie sud-est (2004)

Webmaster du site www.anorgend.org (2001-2005)

Commandant en second du 46ème régiment d’infanterie, Vincennes (1995)

Chef du bureau opérations-renseignements, 1991-1995, de la Brigade Ile de France du Commandement Militaire de l’Ile de France

Sous-chef du bureau logistique 1987 à 1991 de la Brigade Ile de France

Diplômé d’État-major, École militaire, Paris, (1981)

Champion de France de tir militaire de l’Union nationale des officiers de réserve et de la Fédération nationale des Associations des sous-officiers de réserve, 1982, Bordeaux

Capitaine, commandant la 2ème compagnie du 2ème régiment d’infanterie (1976-1981), Argentan

Lieutenant, chef de section, 25ème régiment interarmes divisionnaire, (1970-1976), Cherbourg

Champion de France de tir militaire de l’Union nationale des officiers de réserve, 1976, Coetquidan

Sous-lieutenant, chef du peloton de sous-officiers, et capitaine de l’équipe régimentaire de pentathlon militaire, 51ème régiment d’infanterie, Amiens, 1969

Admissible au concours d’entrée de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr(1968)

traducteur-interprète militaire d’anglais (1968)

Brevet de chef de groupe commando, 159ème régiment d’infanterie alpine, Briançon, (1968)

Caporal, caporal-chef, sergent, 4ème régiment d’infanterie de marine, Toulon (1966-1968)

Major de promotion « maîtres-chiens », Centre d’Instruction des Services Biologiques et Vétérinaires des Armées, Compiègne, (1966)


Hello and welcome. Here you can find

FREE EXPERTS ADVICE ABOUT DOGS

You may already do know us. You may also have read

« Gentle Dog Training » and « A Pup In Your Life« 

But if you are just discovering our activities, please believe we constantly stay ready for you on canine matters.

Please feel free to contact us in case of need. You will never disturb!

And I stay available worldwide for dogtrainings in French, English and German michel@hasbrouck.com

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Gentle Dog Training is now available on amazon (.com or .co.uk) READ

a reference :    http://www.fieldworkny.com/Fieldnotes/current/report.htm (middle of the page)  and

Dear mr Hasbrouck, I have enjoyed your book « gentle dog training » immensely, it is one of the few books on dog behaviour and training that seems to fit with my sensibilities. Although in practical dog training I’m still waiting to become a novice, in theoretical dog literature I’ve studied quite a lot. American, English & Dutch authors and none, with the exception of Cesar Milan, have given me as much insight as you have. Anton Woldhek

****

Dear Mr Woldhek, thank you for your appreciating my little book. By the way, a difficult dog cannot be controlled with Mr. Milan’s conceptions…

Subject: seek interview with Michel Hasbrouck

Dear Mr. Hasbrouck; My name is Jonathan Field. Working under the name Fieldwork in New York City, I do qualitative research on audiences for American ad and design agencies.  My work is geared to mapping out audience cultures, whether it’s teens, working moms, or any other loosely defined group.  In the past I have done work for brands like Nextel, LL Bean, Sony, Calvin Klein, Disney and GM.  Right now I am launching a web site for Fieldwork. As part of the site, I will have a zine called Fieldnotes, which will cover trends and developments in the larger culture. For the first issue, I was hoping to do a report (downloaded via PDF) interviewing a range of dog experts about Americans and their dogs. I know you’re in France, but it would be interesting to hear from a French expert how Europeans may think of their dogs differently than Americans. I would love ot interview you for this project. Everyone will be attributed and given credit, and I’ll also give links to any books or publications of participants. Given your own work, I was hoping to interview you for this research project. It would be done at your leisure via phone, and before I published anything with your name, I would give you the transcripts to make sure you’re comfortable with what’s being said. Americans are looking to dogs to fulfill something lacking from our communities; namely community, itself. It’s an interesting thesis, and I would really like to get an indepth survey of expert opinion about Americans and their dogs. Thank you so much for the consideration. Jonathan Field, Cultural Strategist, Fieldwork (212) 369-7366

answer : it’s OK for me. Everything seems clear and correct. You can call me in  France day hours . If I do not answer, please call again. My phone ring does not last long!

Quel dresseur choisir?

LISEZ EN BAS DE PAGE UN TEXTE FORMIDABLE DE CONSEILS CANINS PAR GEORGE SAND

« Le Chien Magazine», éditorial de juin 2010 : « Réagissez immédiatement si vous estimez que votre chien ne progresse pas, car dans la majorité des cas, un tel comportement signifie que vous êtes tombé sur un éducateur incompétent… »

Mai 2007 Un des meilleurs spécialistes dans le monde du chien, c’est Michel Hasbrouck. Marie-Raphaëlle Ginon, élevage de la plaine d’Astrée, beaucerons & chiens de montagne des Pyrénées http://www.la-plaine-astree.com

Février 2008 vous resterez une référence cynophile pour moi. Pedro de Almeida Adriano, filas brasileiros

Aujourd’hui, le terme « dresseur » est mal admis. Tant de brutes l’ont détruit…

Les éducateurs canins, les comportementalistes, du haut de leurs diplômes dont je connais la vacuité pour en posséder, essaient de s’imposer.

Je pense que maintenant doit arriver une nouvelle race de conseillers canins, que j’ai baptisés « dogmasters ».

Des experts, en réseau, capables de trouver parmi eux, en continu, des réponses à toutes les questions des propriétaires de chiens.

Tous les conseils qui suivent sont élémentaires et tranquilles.

Comme mes livres, je les ai rédigés seuls, avec mes propres petits doigts. Seul un expert, mettant en oeuvre, en leçons individuelles, des techniques adaptées au chien et à son maître, peut obtenir des résultats rapides et solides !

Ne pouvant pas – c’est impossible – remplacer un stage avec un dogmaster, mes livres, comme mes conseils, se limitent à donner des indications de bon sens et d’expérience.

Les vraies solutions, je les réserve bien sûr à mes clients au cours de mes stages, parce qu’elles réclament un apprentissage du maître que je ne peux pas effectuer par écrit.

Depuis la création de mon site, mes conseils m’exposent aux critiques, les pires provenant de concurrents qui ne m’ont jamais vu travailler, et qui me semblent généralement fort dépourvus de compétence prouvée…

J’assume, les chiens aboient.

J’avoue ne pas avoir toujours trouvé de solutions géniales et parfaites à certains problèmes, mais je cherche.

Parfois, faute de solution parfaite, j’adopte des compromis qui, au moins, soulagent maîtres et chiens parvenus dans des situations devenues inextricables.

Souvent d’ailleurs, les gens m’écrivent de très loin, je ne les vois pas, ni eux, ni leurs chiens, ni leur environnement.

Ce qui m’empêche de faire mes miracles habituels. (Note aux pisse-vinaigre : je dis « miracles habituels » pour rire !)

Mais pour la plupart les gens qui m’interrogent me remercient pour mes réponses, alors…

Quand -rarement- je découvre un bon conseil ailleurs, je l’adopte.

Vous pouvez lire ici l’état actuel de mon évolution.

Au cours de ma période de haute compétition version défense/utilité, j’ai appris, avec des chiens très mordeurs, à gérer très finement et profondément le comportement canin.

Croyez bien qu’un conducteur se limitant à dresser en sombre brute ruine son chien : il ne parviendra jamais à haut niveau.

Pendant cette période d’amateur, j’ai aussi beaucoup étudié les théoriciens/éthologues/comportementalistes canins, traduit certains livres, participé à la rédaction d’autres, rédigé des centaines d’articles en français, anglais et allemand, et donné des conférences dans des pays lointains.

Devenu professionnel, en 1986, après avoir extrait le meilleur distillat de mes divers apprentissages, je n’ai pas eu de difficulté particulière à gérer les chiens de famille, quelles qu’aient été les situations, les races, les demandes.

Mon problème a été d’adapter mon savoir-faire au chien de maison et à ses maîtres.

En m’imposant de maintenir ma volonté de toujours, un dressage baigné de tendresse. Dans la simplicité, l’efficacité et l’hônneteté. Sans jargon ni faux-fuyant.

Par approximations successives, j’ai mis au point un déroulement original, des manières de plus en plus économes en énergie physique, et des apprentissages efficaces du maître et de son chien, qui me permettent de satisfaire les attentes de mes clients en 6/7 heures, réparties sur un jour et demi, ce que je ne croyais pas possible voici un quart de siècle.

Je dois dire que, titulaire depuis 1971 du certificat d’aptitude pédagogique de l’Education nationale, je sais aussi un peu enseigner…

Y compris aux dogmasters que j’ai formés, parce que, à en croire leurs clients, mon concept fonctionne aussi avec eux !

**********

INTRODUCTION INATTENDUE 19oct2002 f…m@edifax.com

Oh, que j’ai bien rigolé hier soir! Oui, cette fois-ci, je suis entré dans votre site, et j’ai regardé chaque page (il m’a fallu plusieurs heures pour tout lire) mais ça en valait VRAIMENT le coup !

Je suis allée des deux côtés (français et anglais) pour le cas où y seraient écrites des choses différentes.

Votre page « conseils gratuits » est très longue, mais, ouf ! J’en suis presque tombée de ma chaise tellement je riais !

Je voudrais être celle de vos collaboratrices qui reçoit les e-mails et qui écoute vos réponses ! Vous devriez commencer à les enregistrer, et ajouter la version audio sur votre site ou la vendre sous forme de CD.

Je l’achèterais et je l’écouterais, le coeur battant, pendant que je me débats dans la circulation sur l’autoroute…

Merci ! Grâce à vous, j’ai passé une bonne journée !

J’ai quatre garçons infatigables (plus difficiles à contrôler que mon Charplaninatz), et certaines soirées (comme ce soir) sont un peu électriques.

Alors, une fois que tout le monde a été couché, je suis allée sur votre site, pour le regarder….. En détails cette fois-ci !… Rien que pour voir ce à quoi ressemblait votre centre canin…

Je ne m’attendais pas le moins du monde à une chevauchée aussi drôle ! Ma soirée merdique s’est transformée en une formidable nuit, uniquement grâce à la page « conseils gratuits » que je lisais !

S’il-vous-plaît, ENVOYEZ-MOI vos e-mails et vos réponses!

J’ai définitivement décidé d’aller sur votre site à chaque fois que je SENS que je vais me mettre en colère contre les membres de ma famille !

Votre page toute seule est une meilleure thérapie qu’une visite chez un psy !… E…e P…t, Hampton Roads, Virginia, USA

Réponse : quand je pense que je croyais travailler sérieusement… Et sachez que je frappe moi-même les réponses sur mon clavier, avec mes petits doigts. Je ne dicte rien à personne !

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et d’autres : françoise.fierens@utmontreal.ca

Je peux vous dire qu’avant de vous écrire, j’avais déjà dévoré tous les articles concernant tous les sujets sur votre site (et j’aboie pas).

J’ai adoré votre humour, surtout lorsque vous proposez de changer le petit copain au lieu du chien.

Les chiens ont bien de la chance d’avoir un ami tel que vous. Un tout grand merci

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brigitte-fosse@wanadoo.fr

Encore merci pour vos réponses aussi rapides que pertinentes

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chlapou@yahoo.fr

je vous remercie de tous vos efforts que vous êtes en train de faire pour nos compagnons à quatre pattes (chiens) vous devez avoir un esprit très large et très compréhensif pour nos plus fidèles compagnons.

Je suis sûr que si les chiens parlaient ils vous remercieraient eux-mêmes, c’est pour cela que je le fais à leur place alors ne m’en veuillez pas trop et mille mercis

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isabelle.le-gall@justice.fr Merci encore de vos conseils ! C’est un site vraiment sympa ! Apparemment vous êtes adoré de tout le monde et vos conseils sont très conviviaux. Vous ne mâchez pas vos mots dans certains cas, mais ça a le mérite d’être clair et efficace. Je vais mettre en pratique votre dernier conseil pour ma chienne dès la première occasion !

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dominique.sorte@skynet.be Votre site est génial et on peut y passer des heures en découvertes.

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tetard_026@hotmail.com votre site est le mieux que j’ai trouvé merci

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virginie.sar1@free.fr

G envoyé le lien vers votre site à beaucoup de mes amis qui ont des chiens.

C lmeilleur que g trouvé car il explique et n’ordonne pas.

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desangesdelavallee@free.fr

Je suis ravie d’être tombé sur votre site extrêmement intéressant ! Je vais être morte de fatigue demain mais je n’arrive pas à déconnecter.

 

réponse : merci, je vous embrasse tous. Mais, quelquefois, on me dit des méchancetés quand même… Une preuve : la page « shellclip muselière »

 

Sujet : je suis scandaliséeDe : “C…a S…T@hotmail.com” 22Mar2005

A : Michel Hasbrouck Je suis scandalisée par vos conseils qui ne sont que bêtises!

Veuillez me rassurer, dites moi que tout ça n’est qu’une plaisanterie et non pas des conseils sérieux.

Comment pouvez vous conseillez à la rubrique: castration à cette dame de mettre une musolière à sa jeune chienne quand celle-ci la menace!

Ce n’est pas ainsi qu’on domine un chien!

Déjà vous ne repondais pas à sa question, je voudrais donc le faire pour vous: l’agressivité n’est pas liée à la stérilisation.

La chienne n’a que 5 mois elle est donc encore impubère, si elle présente un caractère laissant penser qu’elle pourrait être une fois adulte dominante, elle ne l’ai probablement pas encore, donc il n’est pas trop tard pour lui apprendre qui la domine, c’est à dire ses maîtres!

Au près d’un vétérianaire ou d’un éducateur qualifié, il est possible de connaitre les différents points importants de la domination.

Enfin, ses grognements, s’il n’ont lieu que lorsqu’elle joue avec ses jouets ne sont peut-être pas à interpreter comme de l’agressivité, ils font peut-être parti de ses jeux, si toute fois elle ne laisse pas ses propriétaires se saisir de ses jouets ou d’autres objets qu’elle prend, c’est par l’éducation et la hiérarchisation de cette chienne qu’il faut regler le problème mais surtout pas avec une musolière qui ne règlerait rien au problème!

Réponse de : « michel hasbrouck » à : « C…a S…T@hotmail.com » 22 Mar 2005

Qu’est-ce que vous en savez, des choses ! Heureusement que vous êtes là…

De : « C…a S…T@hotmail.com » à « michel hasbrouck »

vous ne repondez pas à ma question: êtes vous sérieux? et si oui quel est votre qualification pour conseiller les gens?

De : « michel hasbrouck » à « C…a S…T@hotmail.com »

je suis d’accord avec vous, une « musolière » ne résoud rien ! D’ailleurs, je ne sais pas ce que c’est. Vous devriez apprendre quelques bases ; on dit « muselière ».

De : « Agnès Tichtinsky » à « michel hasbrouck » 23 Mar 2005

Je parie qu’elle est blonde !

De : Romhiffa 23Mar 2005 A : michel hasbrouck

Celle-là, elle n’a pas dû souvent entrer dans l’arène… quelle conne !

De « michel hasbrouck » à : « C…a S…T@hotmail.com » 23 Mar 2005

bonjour, voici la réaction de deux de mes collaborateurs, que je mets toujours en copie de toutes mes réponses aux mails que je reçois.

Parce que, eux, ils sont experts en chien, ils en ont sauvé des centaines.

Avec l’aide de mes muselières, qui n’ont rien à voir avec celles que vous trouvez dans tous les magasins.

Moi, je ne sais pas si je connaîtrai un jour les chiens correctement… Mais je reconnais la passion du chien chez vous. La passion.

Et vous croyez que nous ne sommes pas passionnés, nous ? Vous n’avez jamais probablement perdu le sommeil et le manger à cause d’un chien. Nous, si, souvent. Mais il est vrai que vous êtes une experte reconnue… Amitiés canines

De « C…a S…T@hotmail.com » à « michel hasbrouck » 24 Mar 2005

Avec le terme « scandalisée », j’ai peut-être utilisé un terme trop fort.

Moi, je ne cherchais pas à vous insulter mais à vous prevenir qu’il est très dangereux de traiter un cas d’agression par dominance de cette façon, car le risque pour ce chien est une pathologie comportementale que l’on appelle, (en France), la sociopathie.

D’une certaine façon, je suis heureuse que mon message vous ait vexé, puisque dans cette dernière reponse vous me montrez votre affection pour les chiens.

Je crois que les muselière ne peuvent être la reponse correcte ou du moins suffisante à nombreux de vos conseils.

Et si je vous parrais être une « madame je sais tout », c’est que j’ai le bagage scientifique pour, étant donné que je suis vétérinaire en France!

Vous ne savez rien de ma « passion » pour les chiens et de mes nuits blanches à essayer d’en sauver. Donc au moins accepter la critique de façon plus humble, sans mépris et sans insulte à mon égard! D

e : « michel hasbrouck » à « réseau dogmasters » 24 Mar2005

je ne réponds plus

De : « Alain BRISACH » à » C…a S…T@hotmail.com » 24 Mar2005

Madame, je suis aussi un des collaborateurs de M. Hasbrouck, et je suis désolé de reprendre ainsi la discussion à la volée.

D’après les messages que j’ai reçus, vous commencez la discussion par :  » Je suis scandalisée par vos conseils qui ne sont que bêtises!  »

Je ne dis pas que vous avez tort sur le fond, vous en savez beaucoup plus que moi, et je ne saurai vous contredire.

En revanche, pensez-vous que ce soit la meilleure manière d’entamer une relation avec une personne ?

J’entends plutôt ceci comme une déclaration de guerre, qu’en pensez-vous ?

Auriez-vous apprécié de recevoir une telle phrase en préambule ? Personnellement, cela m’aurait blessé.

Maintenant, me permettez-vous de venir un peu plus sur le fond, en demandant votre indulgence ?

Je n’y connais pas grand-chose, mais je m’y risque, sous votre contrôle bienveillant.

Pour ce qui est de la sociopathie, il me semble que les personnes qui ont introduit ce terme en France l’ont fait en se référant au DSM III, utilisé pour décrire les pathologies humaines dans les modèles psychothérapiques traditionnels.

Ces modèles psychothérapiques traditionnels, issus d’un paradigme causaliste et qui ont prévalu à l’établissement du DSM, sont de plus en plus contestés et considérés comme de moins en moins efficaces, sauf pour les thérapeutes qui les utilisent.

Comme vous le savez, depuis plus de cinquante ans se développent d’autres pratiques, se référant de manière plus ou moins directe à la systémique.

Je ne vous ferai pas l’injure de revenir sur les basiques issus des travaux de Bateson, Watzlawick, voire Erickson, si vous m’autorisez une telle assimilation concernant ce dernier.

Campan, dans son livre sur l’éthologie systémique, offre une vision historique plus riche.

Je préférerais me référer, si vous en êtes d’accord, à Nardone, qui développe depuis une vingtaine d’année une approche systémique – constructiviste, dans la lignée des travaux de Watzlawick.

Dans le cadre du CTS d’Arezzo, Nardone publie un suivi de ses travaux, se référant à plusieurs centaines de patients traités selon l’approche systémique – constructiviste. Il dit « on connaît un problème par la solution qu’on lui apporte » et n’utilise pas de définition préalable pour décrire les différentes pathologies auxquelles sont confrontés ses patients.

Ainsi mis en perspective, le terme de « sociopathie », dans le cadre des chiens, dont j’ai oublié, excusez mon ignorance, s’il fut introduit par Beata ou Pageat, perd un peu de sa pertinence.

Qu’en pensez-vous ?

Et si, dans la lignée de Nardone, nous partions de l’hypothèse, parfois ô combien inconfortable, que le chien est sain ?

Je vous concède qu’une telle allégation doit être vérifiée en termes médicaux, ce qui est l’essence même de votre pratique.

Complétons donc ainsi l’hypothèse qu’un vétérinaire ait effectué les examens nécessaires pour s’assurer que l’animal ne souffre d’aucun trouble physique.

Le chien est donc sain, et s’adapte en fonction de la représentation qu’il élabore de son contexte.

Voilà un peu dépassés les modèles skinnériens et équivalents, et nous voici dans le monde si fascinant de la communication stratégique inter-spécifique, dont vous êtes une spécialiste affirmée en tant que vétérinaire.

Comme nous en avons convenu, nous ne parlerons pas du deutéro-apprentissage introduit par Bateson, notamment dans l’expérience réalisée avec K. Pryor et les dauphins sur le double lien créatif.

Une merveille, n’êtes-vous pas d’accord ?

Dans ce contexte, proposer le port d’une muselière, non pas pour apporter une solution, mais pour rassurer les maîtres et donc modifier les interactions entre les maîtres et l’animal est peut-être pertinent.

Ne le pensez-vous pas ?

En effet, en reprenant le paradigme systémique – constructiviste, nous ne cherchons pas à simplement apporter une solution, ce qui ne constitue en rien un changement, et cela vous le savez tellement mieux que moi, jeune apprenti dresseur.

Nous cherchons à interrompre les tentatives de solution habituellement mises en oeuvre par les maîtres, et qui ont contribué à renforcer les stratégies développées par l’animal, stratégies qui justement posent problème au maître.

Et ainsi notre technique conduit à des changements spectaculaires, presque immédiats, stratégiques comme le dirait Nardone, ou, plus près de nous, Wittezaele.

Je devrais plutôt dire Malarewicz, dans la mesure où Beata, Pageat, Weiss, Mege, … s’y réfèrent constamment.

Comme vous le dites à la fin, nous partageons la même passion, ce qui ne peut que contribuer à renforcer les liens existants entre nous.

J’espère que ce mémo y contribuera, et excusez mes erreurs, je ne suis qu’un débutant dans le cadre de l’école ouverte par M. Hasbrouck.

Un humble passionné du chien. Cordialement, Alain Brisach

De « Alain BRISACH » à « michel hasbrouck » 24 Mar2005 Michel,

excusez-moi de ne pas avoir pu me retenir de répondre. Amicalement, Alain

De » C…a S…T@hotmail.com » à « Alain BRISACH » 24 Mar2005

« Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je reconnais mon erreur à avoir commencer ainsi mon mail mais dire que quelqu’un raconte des bêtises n’a pas pour moi la même valeur d’insulte.

Votre discours me rassure, ma question préalable étant de savoir si il y avait des compétences derrières les conseils que je juge un peu courts et qui faisaient tous référence au port d’une muselière.

Je reste néanmoins convaincue que dans le cas d’un chien présentant à 5 mois des grognements le port d’une muselière quelques heures est une reponse trop courte et je pense risquée.

Certe, nous utilisons le terme de sociopathie de façon impropre mais, si j’ai évoqué ce terme, c’est qu’au cours de mes études vétérinaires on m’a appris à faire trés attention aux risques éventuels d’aggression de propriétaires par leur animal.

Et qu’il me semblais donc important de vous mettre en garde sur les raccoursis de vos conseils.

Ma façon de le faire a sans doute été maladroite, mais il est possible de repondre aux gens sans les insulter ou les prendre de haut, comme l’on fait les messages que j’ai ressu.

Je ne souhaite pas de querelle, je souhaite que les propriétaires de chien à la recherche de conseils puissent en trouver de bons, que ce soit auprès de leur vétérinaire, d’un éducateur ou d’un site internet.

De « Romhiffa » à » C…a S…T@hotmail.com » 23Mar 2005

Bonjour, d’abord, j’ai un profond respect pour les vrais bons vétérinaires, et ils sont beaucoup trop rares, à mon goût.

Nombreux sont ceux qui se disent « vétérinaire », ou même, « vétérinaire comportementaliste », quand ils ne sont pas par miracle « dresseur comportementaliste », et qui soignent, à long terme, à coup de Clomicalm et autres produits.

Or, bien des médicaments destinés à modifier les comportements présentent des effets secondaires néfastes pour la santé, comme chacun peut le lire dans les journaux en ce moment, au sujet de produits à grande diffusion qui auraient provoqué des suicides.

Parallèlement, ces praticiens cherchent à rendre les maîtres coupables du problème que rencontre le chien, à coups de « soyez ferme ! » que le maître traduira par la raclée du siècle, ou par la prise de l’animal par la peau du cou, ce qui n’arrangera rien, puisque tôt ou tard le chien mordra ou remordra.

Et là, comme par miracle, vive la piqûre calmante et définitive qui arrive sur le tapis de la discussion.

Le maître a peur de son chien, le chien mord et hop ! Un p’tit coup d’euthanasie… Tellement simple, non ?

La muselière spéciale que nous utilisons, qui, à vos yeux, n’offre aucun effet calmant ou/et soignant, se voit dans le cas présent comme un outil permettant au chien, au maître, et bien sûr au dresseur professionnel de remédier petit à petit au souci de morsure(s) sans autre calmant chimique.

Alors, avant de crier « je suis scandalisée », remettez un peu vos convictions scolaires en question.

Lisez le livre d’or du site dogmasters.com, et constatez que l’euthanasie d’un chien ayant mordu n’est pas la seule solution. Il y en a UNE AUTRE.

Nous sauvons souvent des chiens qualifiés d’irrécupérables, pour le bonheur des maîtres mais aussi pour la VIE du chien. Et pour notre propre bonheur.

Je prends pour preuve mon berger allemand. Personne ne m’approchait, humains ou chiens. Les vétérinaires et les comportementalistes me disaient qu’elle était euthanasiable.

Les clubs, ah ben, parlons-en tenez, je suis allée en visiter 9. Toutes les personnes que j’ai rencontrées me disaient : « il faut faire agoniser votre chienne, l’attacher à un arbre et la prendre jusqu’à ce qu’elle suffoque, il faut lui mettre la branlée du siècle. Y’a plus rien à faire, elle a quatre ans, faut la faire piquer. » J’en passe, et des meilleures…

Aujourd’hui, mon chien a 13 ans, elle est sociable, et s’amuse avec les chiens comme les humains. En deux jours, son problème d’agressivité a été vraiment résolu, par Michel Hasbrouck, sans coups et sans cris. Avez-vous mieux ? OUI ? Prouvez-le moi !

De » C…a S…T@hotmail.com » à « collaboratrice de Michel Hasbrouck » 24Mar2005

Comme je viens de le dire à un de vos collègues qui m’a fait lui aussi une reponse. Je me vois rassurer par votre message, car les quelqyes conseils que j’avais lu m’avaient fait peur car je les ai trouver être de gros raccoursis mais apparemant, derrière il y a une vrai compétence et c’est avant tout ça que je voullais savoir.

Comme je l’ai dit dans un autre mesage, je reconnais m’être mal expliquée et avoir porté un jugement attif d’après ce que j’avais lu.

Par contre je vous demanderai, s’il vous plait, de ne pas mettre tous les vétérinaires dans le même panier, c’est comme dans toute profession, on peut rencontrer des personnes plus ou moins compétentes dans tel ou tel domaine.

Et enfin, reconnaissez comme je viens de le faire que l’insulte n’est pas une solution!

Si à la place de me prendre de haut, vos premières reponses avaient été de l’ordre de celle que vous venez de me faire, celà n’aurait-il pas été mieux.

Je suis toujours heureuse de rencontrer des gens qui s’interressent, se passionnent et aident les animaux, comme je souhaite le faire chaque jour de ma vie.

Et encore une fois je ne souhaite pas qu’on me prenne pour un vétérinaire à l’euthanasie facile et je sais que je ne suis pas la seule.

Ce n’est pas parce que nous prennons un recul face au client que nous ne souffrons pas quand nous avons à abreger les souffrances d’un chien.

Votre argumentation sur cette approche de la muselière est la reponse que je souhaitais recevoir depuis le début et non des insultes.

Nous avons tous été vexés par nos mails respectifs, ne souhaitant pas une guerre mais au contraire pensant que nous travaillons tous dans le sens d’une amélioration de la vie des chiens et de leurs maîtres, je suis heureuse que nous aillons pu eclaircir les choses. Je vous remercie donc d’avoir pris le temps de me repondre de façon correcte.

De « Romhiffa » à » C…a S…T@hotmail.com »

Après toutes ces explications, je pense que la meilleure façon de nous montrer que votre passion est identique à la nôtre, c’est de nous envoyer des clients.

11 av 2005 J’ai lu dans une rubrique de ton site que, parfois, des gens se permettent de tenir des propos désagréables envers toi : j’ai envie de leur répondre que s’ils connaissaient tes qualités : ton intégrité, ton honnêteté et aussi ton extrême gentillesse, et je sais de quoi je parle, ils n’oseraient pas dire ou écrire de telles sottises.

Vincent Bourdon, Eure et Loir

 

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Which trainer choose?

READ THE BOTTOM OF PAGE TEXT GREAT ADVICE DOG BY GEORGE SAND

« Le Chien Magazine, » an editorial of June 2010: « React immediately if you feel that your dog does not progress, because in most cases, such behavior means that you fell on an incompetent teacher … « 

May 2007 One of the best specialists in the dog world, Michel Hasbrouck. Marie-Raphaelle Ginon, raising the plain of Astrea, beaucerons & Great Pyrenees dogs http://www.la-plaine-astree.com

February 2008 you will remain a canine reference for me. Pedro de Almeida Adriano, lilac brasileiros

*** Today, the term « trainer » is poorly accepted. Both the raw destroyed … Dog trainers, behaviorists, the top of their diplomas emptiness which I know to own, trying to impose. I think that now must come a new breed of canine counselors, I baptized « dogmasters ». Experts, networking, able to find among them, continuously, answers to all questions from dog owners.

All these tips are basic and quiet. As with my books, I have written only with my own little fingers.

Only an expert, implementing, individual lessons, techniques appropriate to the dog and his master may get quick results and solid! A book can not – it’s impossible – replace an internship with a dogmaster, my books, like my advice, are limited to giving indications of good sense and experience.

Real solutions, of course I reserve my clients during my internship, because they require a master’s learning that I can not do in writing. Since the creation of my site, they expose me to criticism, the worst from competitors who have never seen me work, and which seem generally quite devoid of proven competence …

I assume, the dogs bark. I admit I did not always find brilliant and perfect solutions to problems, but I try.

Limitations sometimes perfect, I adopt the compromise, at least, relieve teachers and dogs come in situations become inextricable.

Often though, people write to me from far away, I do not see them, neither they nor their dogs or their environment. What prevents me from doing my usual miracles. (Note to piss vinegar: I say « usual miracle » for laughs)

But most people do thank me for my answers, so … When I discovered -rarely – good advice elsewhere, I adopt it.

You can read here the current state of my evolution.During my period of high competition version of defense / utility, I learned, with very biting dogs, manage finely and deeply canine behavior.

Believe that a driver is limited to draw in crude dark ruin his dog: he will never top. During this period amateur, I also studied many theorists / ethologists / behavioral canine translated some books, participated in drafting other, written hundreds of articles in English, French and German, and lectured in distant countries.

Turned professional in 1986 after extracting the best from my distillate various learning, I have not had particular difficulty in managing the family dogs, whatever the circumstances, breeds, applications.

My problem was to adapt my skills to the dog house and its masters. By forcing myself to keep my commitment to always bathed in a dressage tenderness. In simplicity, efficiency and honesty.

Free of jargon and prevarication.

By successive approximations, I developed an original course, ways of increasing physical energy-efficient, and effective learning of the master and his dog, which allow me to meet the expectations of my clients in 6/7 hours spread over one and a half, I never thought possible, a quarter of a century.

I must say that, since 1971 holds the teaching certificate of Education, I also know a little teaching … Including the dogmasters I trained because, according to their customers, my concept also works with them!

***

UNEXPECTED INTRODUCTION 19oct2002 m…@edifax.com f … Oh, I had a good laugh last night! Yes, this time, I entered your site, and I looked at every page (it took me several hours to read everything) but well worth it!I went on both sides (French and English) in case there would be written different things.

Your page « free advice » is very long, but, phew! I almost fell off my chair I laughed so much! I want to be that of your collaborators who receives e-mails and listen to your answers!

You should start to save, and add the audio version on your site or sell it on CD. I would buy it and I listen to the beating heart, while I am struggling in traffic on the highway … Thank you! Thanks to you, I had a good day!

I have four boys tireless (harder to control my Charplaninatz), and some nights (like tonight) are a little power. Then, once everyone was in bed, I went to your site, to watch ….. In detail this time! … Just to see what looked like your canine center …I did not expect at all to ride too funny!

My crappy evening turned into a great night, thanks only to the « free advice » that I read!If you please, SEND ME emails and your responses! I finally decided to go on your site whenever I feel I’ll get angry against members of my family!

Your page alone is a better therapy than a visit to a shrink! … E … e … t P, Hampton Roads, Virginia, USA

Answer: I think when I thought seriously work … And know that I hit myself the answers on my keyboard, with my little fingers. I do not dictate anything to anyone!

and others:

fr…@utmontreal.ca I can tell you that before you write, I had already devoured all articles about all topics on your site (and I not bark). Loved your humor, especially when you propose to change the boyfriend instead of the dog. The dogs were very lucky to have a friend like you. A big thank you

br…@wanadoo.fr Again thank you for your answers as quickly as relevant cu…@yahoo.fr thank you for all your efforts you are doing for our four legged friends (dogs) you must have a broad mind and very understanding to our most loyal companions. I’m sure if they would thank you for talking dogs themselves, this is why I do it for them so do not be angry with me too and many thanks

is…@justice.fr Thanks again for your advice! This is a really nice site! Apparently you are loved by everyone and your tips are very friendly. You do not mince words in some cases, but it has the merit of being clear and effective. I will practice your last advice for my dog at the first opportunity!

do…@skynet.be Your site is great and you can spend hours in discoveries te26@hotmail.com your site is the best I’ve found thank you

vi…@free.fr I sent the link to your site to many of my friends who have dogs. It’s the best I’ve found because it explains and does not order.

de…@free.fr I am delighted to have stumbled upon your site extremely interesting! I’ll be dead tired tomorrow but I can not disconnect.

Response: thank you, I embrace you all. But sometimes, I said some nasty anyway …

Proof: the « muzzle shellclip » Subject: scandalised

SC@hotmail.com, 22Mar2005 I am outraged by your advice that are just stupid! Please reassure me, tell me that all this is a joke and not serious advice. How can you advise to topic: castration to this lady to a musolière his young bitch when this threat!

This is not the way to dominate a dog! Already you did not answer his question, so I would do it for you: aggression is not related to sterilization.

The dog is only 5 months she is still immature, so it has a character suggesting it could be an adult vantage point, it probably did not, so it’s not too late for him learn that dominates, that is, his masters!

At nearly a vet or a qualified educator, it is possible to know the different important points of domination. Finally, his grunts, he held only when playing with toys are perhaps not to interpret as aggression, they may have left their games, so any time it leaves not its owners to take up his toys or other objects it takes is through education and prioritization of this bitch that we must settle the problem but certainly not with a musolière that would solve the problem there !

MH Answer : What do you know, things! Fortunately you are there …

SC@hotmail.com you do not answer my question: are you serious? and if so what is your qualification to advise people?

MH Answer I agree with you, a « musolière » solves nothing! Besides, I do not know what it is. You should learn some basics, we say « muzzle ».

From: « Agnes Tichtinsky » to « Michel Hasbrouck » March 23, 2005

I bet she’s blonde!

From: A Romhiffa 23Mar 2005 That one, it has not often had to enter the arena … what bitch!

MH Answer Hello, here is the reaction of two of my staff, I always put a copy of all my responses to emails I receive. Because they, they are experts in dog, they have saved hundreds. With the help of my muzzles, which have nothing to do with the ones you find in every store. I do not know if I will know one day the dogs correctly …

But I recognize the passion of the dog at home. Passion. And you think that we are not passionate, we?

You probably have never lost sleep and eat because of a dog. We, though, often. But it is true that you are a recognized expert …

SC@hotmail.com With the term « outrage », I may have used too strong a word. I was not trying to insult you but to warn you that it is very dangerous to treat a case of dominance aggression in this way, because the risk for this dog is a behavioral pathology is known, (in France), sociopathy.

In a way, I am pleased that my message has offended you, since in the latter response you show me your affection for dogs. I think the muzzle can not be the correct answer or at least enough to many of your advice.

And if I parrais be a « lady I know everything » is that I have the scientific background to, since I am a veterinarian in France! You know nothing of my « passion » for dogs and my sleepless nights trying to save. So at least accept criticism in a more humble, not without contempt and insult to me!

From: « Michel Hasbrouck » to « network dogmasters » 24 Mar2005 I stop answering

From: « Alain BRISACH » to SC@hotmail.com » 24 Mar2005 Madam, I am also a contributor to Mr. Hasbrouck, and I’m sorry to take the discussion to the fly.

From the messages I’ve received, you begin the discussion by: < < I am outraged by your advice that are just stupid! >> I’m not saying you are wrong on substance, you know a lot more than me, and I can not contradict you.

However, do you think this is the best way to start a relationship with someone? I hear this instead as a declaration of war, what do you think? Would you have liked to receive such a sentence in the preamble? Personally, I would have hurt.

Now, will you allow me to come a little further back, by asking your indulgence? I do not know much, but I may be under your control benevolent.In terms of sociopathy, it seems to me that the people who introduced this term in France did so by referring to the DSM III, used to describe human disease models in traditional psychotherapy.

These models traditional psychotherapy, from a causal paradigm that prevailed and the establishment of the DSM, are increasingly challenged and considered less effective, except for therapists who use them.

As you know, for over fifty years to develop other practices, referring more or less directly to the systemic. I will not insult you to revisit the basics from the work of Bateson, Watzlawick, Erickson even if you allow me such assimilation on the latter.

Campan, in his book on ethology systemic, offers a richer history. I prefer to refer, if you agree, to Nardone, who has been developing for twenty years a systems approach – constructivist, in line with the work of Watzlawick.

Under the CTS of Arezzo, Nardone publishes a follow up its work, referring to several hundred patients treated according to the systems approach – constructivist. He says « there is a known problem with the solution brought to him » and uses no prior definition to describe various diseases faced by his patients.

And put into perspective, the term « sociopath », as part of the dogs, which I forgot, excuse my ignorance, if it was introduced by Beata or Pageat, loses some of its relevance. What do you think? And if, in the tradition of Nardone, we started from the assumption, sometimes oh so uncomfortable that the dog is healthy?

I will concede that such a claim must be verified in medical terms, what is the essence of your practice.

Thus complement the hypothesis that a veterinarian has made the necessary examinations to ensure that the animal does not suffer any physical disorder. The dog is healthy, and adapts according to the representation of context that he develops. This is a little outdated models skinnerians and equivalents, and here we are in the world so intriguing strategic communication inter-specific, which you are a specialist asserted as a veterinarian.

As we agreed, we will not talk deutero-learning introduced by Bateson, especially in the experiment with K. Pryor and dolphins on the creative double bind.

A wonder, are you not agree?

In this context, suggest wearing a muzzle, not to provide a solution, but to reassure teachers and therefore alter the interactions between teachers and the animal may be relevant.

Do not you think? Indeed, returning to the systemic paradigm – constructivism, we do not seek simply to provide a solution, which does not constitute a change, and that you know so much better than me, young apprentice trainer.

We seek to disrupt the attempts of solution usually employed by the masters, and have helped strengthen the strategies developed by the animal, which strategies are problematic precisely to the master.

And so our technique leads to dramatic changes, almost immediate, strategic Nardone looks like, or, closer to home, Wittezaele. I should say Malarewicz, since Beata, Pageat, Weiss, Mege, … refer to it constantly.

As you say at the end, we share the same passion, which can only help to strengthen the links between us. I hope this memo will help, and excuse my mistakes, I am only a beginner in the school opened by Mr. Hasbrouck.A humble dog enthusiast. Sincerely, Alain Brisach

Of « Alain BRISACH » to « Michel Hasbrouck » 24 Mar2005 Michel, excuse me for not being able to restrain myself from responding. Regards, Alain

SC@hotmail.com » to « Alain BRISACH » 24 Mar2005 As there are only fools never change their opinion, I stand corrected and begin to have my mail but that someone says stupid things for me was not the same value of insult.

Your speech reassures me, my previous question being whether there were skills behind the boards that I feel a little short and that made all reference to wearing a muzzle. Nevertheless, I remain convinced that in the case of a dog at 5 months with the grunts muzzle few hours is too short an answer and I think risky.

Certainly, we use the term sociopathy improperly, but if I mentioned this term is that during my veterinary studies I was taught to pay close attention to possible risks of aggression by owners their pet.

And it seemed to me important to warn you about raccoursis your advice. My way to do it was probably awkward, but it is possible to respond to people without insulting them or look down, as did the messages I received. I do not want to quarrel, I hope that dog owners looking for advice can find good, either with their veterinarian, a teacher or a website.

Of « Romhiffa » to SC@hotmail.com » 23Mar 2005 Hello, first, I have deep respect for the true good vets, and they are much too rare for my taste. Many people who call themselves « veterinarian », or even, « veterinary behaviorist, » when they are not miraculously « trainer behaviorist, » and who use long term Clomicalm and other products.

However, many drugs to change behavior have side effects harmful to health, as anyone can read in the newspapers right now, about products that would have caused mass-suicides.

Meanwhile, these practitioners seek to make teachers guilty of the problem facing the dog, with blows of « be firm!  »

The master result in the beating of the century, or the taking of the animal by the scruff of the neck, which will not help matters, since sooner or later the dog will bite or rebite.

And then, miraculously, the sharp sting soothing and ultimately happens on the table for discussion. The master is afraid of his dog, the dog bites and presto! A helping of euthanasia … So simple, right?

The muzzle, which, in your opinion, does not offer any calming effect and / or caregiver, is seen in this case as a tool for the dog, the master, and of course the professional trainer to overcome gradually the sake of bite (s) without further calming chemical.

So, before shouting « I’m outraged, » turn your school beliefs a little in question. Read the guestbook dogmasters.com site, and find that the euthanasia of a dog having bitten is not the only solution.

There’s ANOTHER. We rescue dogs often described as sunk, to the delight of teachers but also for the LIFE of the dog. And for our own happiness.

I take my German Shepherd for proof. Nobody approached me, humans or dogs. Veterinarians and behaviorists told me she was euthanasiable. Clubs, ah well, let’s talk about stick, I went to visit 9.

All the people I met told me « you have to agonize your dog, tie it to a tree and take it until he chokes, he must put the frigged the century. There’s nothing else to do it four years must be stung. « I pass, and best …

Today, my dog is 13 years old, she is sociable and fun with dogs like humans. In two days, his problem was really solved aggression, by Michel Hasbrouck, not without blows and cries.Are you better? YES? Prove it to me!

SC@hotmail.com » to « collaborator Michel Hasbrouck » 24Mar2005 As I tell one of your colleagues who also gave me an answer. I find myself reassured by your message because some advice I had read had made me fear for I have found to be large raccoursis apparently but behind there is a real skill and it is primarily why I wanted to know.

As I said in another mesage, I admit I have not well explained and made a hasty judgment from what I read. By cons I ask you, please, not to all veterinarians in one basket, it’s like in any profession, you can meet people more or less competent in a particular field.

And finally, as I agree to do that the insult is not a solution!If instead of taking me high, your first answers were of the order of the one you just made me, it would not it have been better.

I am always happy to meet people who began to turn, get excited and help animals, as I want to do every day of my life. And again I do not want you take me for a veterinary euthanasia easy and I know I’m not alone.

This is not because we take a step back to the customer that we do not suffer when we have to shorten the suffering of a dog. Your argument on this approach a muzzle is the answer I wanted to receive from the beginning and not insults.

We were all upset by our respective emails, not wanting a war but rather thinking that we all work towards improving the lives of dogs and their masters, I’m glad we could clear things. So thank you for taking the time to answer me correctly.

After all these explanations, I think the best way to show us that your passion is identical to ours, is to send us customers.

*** 11 av 2005 Michel, I read in one section of your site that sometimes, people can hold about unpleasant towards you: I want to tell them that if they knew your qualities: your integrity, your honesty and also your great kindness, and I know what I mean, they would not dare say or write such nonsense. Vincent Bourdon, Eure et Loir

*** George Sand The Dog and the sacred flower, excerpt from « Tales of a Grandmother » (1875).

We used to country neighbor a man whose name often lent to laugh his name was Mr. Lechien (Mr. Thedog). He joked about the first and did not seem upset when the children called Fido or Azor.

It was a very good man, very sweet, a little cold ways, but highly esteemed for the rectitude and the amenity of his character. Nothing about him except his name, did not seem strange: we also surprised there many a day when his dog had done a foolish thing in the middle of dinner.

Rather than scold or beat him, he addressed her, in a cold and the staring, the strange rebuke:- If you do, sir, it will be long before you cease to be a dog. I was, I speak to you, and I have sometimes been driven by greed, as to get hold of a dish that I had not intended, but I did not as you age of reason, and also know, sir, I’ve never broken a plate.

The dog listened to this speech with careful subject, then he gave a yawn melancholy, which, according to his master, is not a sign of boredom, but of sadness in dogs, after which he lay The snout on his forelegs, and seemed plunged in serious reflections. We thought at first that, alluding to his name, our neighbor had simply wanted to show the spirit to entertain us, but his grave convinced and threw us into a stupor when we asked if we had no memory of our previous existences.- No! was the general response.

Mr. Lechien who have looked round the table, and, seeing us all unbelievers, thought of watching a servant who had just come to deliver a letter and who had no knowledge of the conversation.

– And you, Sylvain, he said, you remember what you have been before man?Sylvain was a mocking and skeptical mind.

– Sir, he answered without being disconcerted, since I am a man I always check: it is quite probable that prior to check, I was riding!

– Well said! cried one.Sylvain and retired to the applause of the revelers.

– This man has the sense and spirit, our neighbor said, it is very probable, to speak like him, that in his next life he will no longer check, it will become master.

– And it will beat its people, said one of us, as coachman, he will beat his horses.

– I bet all you want, ‘replied our friend, Sylvain never beats his horses, as I never beat my dog. Sylvain was so brutal and cruel, he would not become a good driver and is not intended to become master. If I beat my dog, I would take the road again after my dog died.They found the ingenious theory, and it urged the neighbor to develop it.

– It’s simple, ‘he said, and I will say a few words. The spirit, the life of the mind, if you will, has its laws as organic matter that is has its own.It is claimed that mind and body often have opposing tendencies, I deny it, at least I would argue that these trends always come after any battle, to agree to push the animal that is the theater of the struggle to reverse or advance in the scale of being. This is not the one who defeated the other. Animal life is not so pernicious as it is believed.

Intellectual life is not so independent as they say. Being is one; home, needs meet the aspirations and vice versa.

There is a law stronger than the two laws, a third term that reconciles the antithesis established in the life of the individual, it is the general law of life, and this divine law is progress.

The step backward confirm the truth of the upward march.

Everything feels so be unwittingly the need for transformation honorable, and my dog, my horse, all the animals that man closely associated with his life experience it more consciously than the animals that live in freedom.

See the dog! it is more sensitive in him than in all other animals. He constantly tries to identify with me, he loves my cooking, my chair, my friends, my car. He would lie in my bed, if I permettais him and he hears my voice, he knows, he understands my word.

Right now, he knows that I talk about him. And you can observe the movement of his ears.- It has only two or three words, ‘I said, when you say the word dog, he starts, it’s true, but the development of your idea for him remains an impenetrable mystery.

– Not as you think! He knows he is because he remembers being at fault, and every time he asks me if I count the gaze punish or absolve.

He has the intelligence of a child who does not speak yet.

– You like to assume this, because you have imagination.

– It’s not the imagination that I have is memory.

– Ah! Here! cried one around us. He claims to remember! As he tells his former existences, quick! we listen.

– It would, said Mr Lechien, an endless story, and more confused, because I do not pretend to remember everything, the world’s beginning until now. The death of this great that it breaks the link between existence and that ends the one succeeding.

It extends a thick cloud where the ego vanishes for change without our awareness of the operation.I who, as an exception, it seems, have retained some memory of the past, I have no ideas clear enough to put order in my memories.

I can not tell you if I followed the continuum regularly, without crossing a few degrees, or if I went back several times the various stations of my metempsychosis.

This, really, I do not know, but I have in mind is vivid and sudden that I show some circles crossed by me at a time that it is impossible to determine, and then I found the emotions and sensations that I experienced in that time. …

Le Chien et la fleur sacrée, extrait de « Contes d’une grand’mère », (1875).

A Gabrielle Sand

Nous avions jadis pour voisin de campagne un homme dont le nom prêtait souvent à rire : il s’appelait M. Lechien.

Il en plaisantait le premier et ne paraissait nullement contrarié quand les enfants l’appelaient Médor ou Azor. C’était un homme très bon, très doux, un peu froid de manières, mais très estimé pour la droiture et l’aménité de son caractère.

Rien en lui, hormis son nom, ne paraissait bizarre : aussi nous étonna-t-il beaucoup, un jour où son chien avait fait une sottise au milieu du dîner. Au lieu de le gronder ou de le battre, il lui adressa, d’un ton froid et en le regardant fixement, cette étrange mercuriale : – Si vous agissez ainsi, monsieur, il se passera du temps avant que vous cessiez d’être chien.

Je l’ai été, moi qui vous parle, et il m’est arrivé quelquefois d’être entraîné par la gourmandise, au point de m’emparer d’un mets qui ne m’était pas destiné ; mais je n’avais pas comme vous l’âge de raison, et d’ailleurs sachez, monsieur, que je n’ai jamais cassé l’assiette.

Le chien écouta ce discours avec une attention soumise ; puis il fit entendre un bâillement mélancolique, ce qui, au dire de son maître, n’est pas un signe d’ennui, mais de tristesse chez les chiens ; après quoi, il se coucha, le museau allongé sur ses pattes de devant, et parut plongé dans de pénibles réflexions.

Nous crûmes d’abord que, faisant allusion à son nom, notre voisin avait voulu montrer simplement de l’esprit pour nous divertir ; mais son air grave et convaincu nous jeta dans la stupeur lorsqu’il nous demanda si nous n’avions aucun souvenir de nos existences antérieures. – Aucun ! fut la réponse générale.

M. Lechien ayant fait du regard le tour de la table, et, nous voyant tous incrédules, s’avisa de regarder un domestique qui venait d’entrer pour remettre une lettre et qui n’était nullement au courant de la conversation.

– Et vous, Sylvain, lui dit-il, vous souvenez-vous de ce que vous avez été avant d’être homme ?

Sylvain était un esprit railleur et sceptique.

– Monsieur, répondit-il sans se déconcerter, depuis que je suis homme j’ai toujours été cocher : il est bien probable qu’avant d’être cocher, j’ai été cheval !

– Bien répondu ! s’écria-t-on.

Et Sylvain se retira aux applaudissements des joyeux convives.

– Cet homme a du sens et de l’esprit, reprit notre voisin ; il est bien probable, pour parler comme lui, que, dans sa prochaine existence, il ne sera plus cocher, il deviendra maître.

– Et il battra ses gens, répondit un de nous, comme étant cocher, il aura battu ses chevaux.

– Je gage tout ce que vous voudrez, repartit notre ami, que Sylvain ne bat jamais ses chevaux, de même que je ne bats jamais mon chien. Si Sylvain était brutal et cruel, il ne se serait pas devenu bon cocher et ne serait pas destiné à devenir maître. Si je battais mon chien, je prendrais le chemin de redevenir chien après ma mort. On trouva la théorie ingénieuse, et on pressa le voisin de la développer.

– C’est bien simple, reprit-il, et je le dirai en peu de mots. L’esprit, la vie de l’esprit, si vous voulez, a ses lois comme la matière organique qu’il revêt a les siennes.

On prétend que l’esprit et le corps ont souvent des tendances opposées ; je le nie, du moins je prétends que ces tendances arrivent toujours, après un combat quelconque, à se mettre d’accord pour pousser l’animal qui est le théâtre de cette lutte à reculer ou à avancer dans l’échelle des êtres.

Ce n’est pas l’un qui a vaincu l’autre. La vie animale n’est pas si pernicieuse que l’on croit. La vie intellectuelle n’est pas si indépendante que l’on dit.

L’être est un ; chez lui, les besoins répondent aux aspirations, et réciproquement. Il y a une loi plus forte que ces deux lois, un troisième terme qui concilie l’antithèse établie dans la vie de l’individu ; c’est la loi de la vie générale, et cette loi divine, c’est la progression.

Les pas en arrière confirment la vérité de la marche ascendante. Tout être éprouve donc à son insu le besoin d’une transformation honorable, et mon chien, mon cheval, tous les animaux que l’homme a associés de près à sa vie l’éprouvent plus sciemment que les bêtes qui vivent en liberté.

Voyez le chien ! cela est plus sensible chez lui que chez tous les autres animaux.

Il cherche sans cesse à s’identifier à moi ; il aime ma cuisine, mon fauteuil, mes amis, ma voiture. Il se coucherait dans mon lit, si je le lui permettais ; il entend ma voix, il la connaît, il comprend ma parole. En ce moment, il sait parfaitement que je parle de lui.

Et vous pouvez observer le mouvement de ses oreilles.

– Il ne comprend que deux ou trois mots, lui dis-je ; quand vous prononcez le mot chien, il tressaille, c’est vrai, mais le développement de votre idée reste pour lui un mystère impénétrable.

– Pas tant que vous croyez ! Il sait qu’il en est cause, il se souvient d’avoir commis une faute, et à chaque instant il me demande du regard si je compte le punir ou l’absoudre. Il a l’intelligence d’un enfant qui ne parle pas encore.

– Il vous plaît de supposer tout cela, parce que vous avez de l’imagination.

– Ce n’est pas de l’imagination que j’ai, c’est de la mémoire.

– Ah ! voilà ! s’écria-t-on autour de nous. Il prétend se souvenir ! Alors qu’il raconte ses existences antérieures, vite ! nous écoutons.

– Ce serait, répondit M. Lechien, une interminable histoire, et des plus confuses, car je n’ai pas la prétention de me souvenir de tout, du commencement du monde jusqu’à aujourd’hui. La mort a cela d’excellent qu’elle brise le lien entre l’existence qui finit et celle qui lui succède.

Elle étend un nuage épais où le moi s’évanouit pour se transformer sans que nous ayons conscience de l’opération.

Moi qui, par exception, à ce qu’il paraît, ai conservé un peu la mémoire du passé, je n’ai pas de notions assez nettes pour mettre de l’ordre dans mes souvenirs.

Je ne saurais vous dire si j’ai suivi l’échelle de progression régulièrement, sans franchir quelques degrés, ni si j’ai recommencé plusieurs fois les diverses stations de ma métempsycose.

Cela, vraiment, je ne le sais pas ; mais j’ai dans l’esprit des images vives et soudaines qui me font apparaître certains milieux traversés par moi à une époque qu’il m’est impossible de déterminer, et alors je retrouve les émotions et les sensations que j’ai éprouvées dans ce temps-là…

Mais, pour me soustraire aux questions embarrassantes que vous m’adressez, je vais choisir une de mes existences que je me retrace le mieux, et vous dire comment j’ai vécu, c’est-à-dire agi et pensé la dernière fois que j’ai été chien.

Ne vous attendez pas à des aventures dramatiques, à des sauvetages miraculeux ; chaque animal a son caractère que je vais vous communiquer.

On apporta les flambeaux, on renvoya les domestiques, on fit silence, et l’étrange narrateur parla ainsi :

– J’étais un joli petit bouledogue, un ratier de pure race. Je me rappelle ni ma mère, dont je fus séparé très jeune, ni la cruelle opération qui trancha ma queue et effila mes oreilles.

On me trouva beau ainsi mutilé, et de bonne heure j’aimai les compliments. Du plus loin que je me souvienne j’ai compris le sens des mots beau chien, joli chien ; j’aimais aussi le mot blanc.

Quand les enfants, pour me faire fête, m’appelaient lapin blanc, j’étais enchanté. j’aimais à prendre des bains ; mais, comme je rencontrais souvent des eaux bourbeuses où la chaleur me portait à me plonger, j’en sortais tout terreux, et on m’appelait lapin jaune ou lapin noir, ce qui m’humiliait beaucoup.

Le déplaisir que j’en éprouvai mainte fois m’amena à faire une distinction assez juste des couleurs.

La première personne qui s’occupa de mon éducation morale fut une vieille dame qui avait ses idées. Elle ne tenait pas à ce que je fusse ce qu’on appelle dressé.

Elle n’exigea pas que j’eusse le talent de rapporter et de donner la patte. Elle disait qu’un chien n’apprenait pas ces choses sans être battu. Je comprenais très bien ce mot-là, car le domestique me battait quelquefois à l’insu de sa maîtresse.

J’appris donc de bonne heure que j’étais protégé, et qu’en me réfugiant auprès d’elle, je n’aurais jamais que des caresses et des encouragements. J’étais jeune et j’étais fou.

J’aimais à tirer à moi et à ronger les bâtons. C’est une rage que j’ai conservée pendant toute ma vie de chien et qui tenait à ma race, à la force de ma mâchoire et à l’ouverture énorme de ma gueule.

Evidemment la nature avait fait de moi un dévorant. Instruit à respecter les poules et les canards, j’avais besoin de me battre avec quelque chose et de dépenser la force de mon organisme.

Enfant comme je l’étais, je faisais grand mal dans le petit jardin de la vieille dame ; j’arrachais les tuteurs des plantes et souvent la plante avec.

Le jardinier voulait me corriger, ma maîtresse l’en empêchait, et, me prenant à part, elle me parlait très sérieusement.

Elle me répétait à plusieurs reprises, en me tenant la tête et en me regardant bien dans les yeux :

– Ce que vous avez fait est mal, très mal, on ne peut plus mal !

Alors, elle me plaçait un bâton devant moi et me défendait d’y toucher. Quand j’avais obéi, elle disait : C’est bien, très bien, vous êtes un bon chien. Il n’en fallut pas davantage pour faire éclore en moi ce trésor inappréciable de la conscience que l’éducation communique au chien quand il est bien doué et qu’on ne l’a pas dégradé par les coups et les injures.

J’acquis donc ainsi très jeune le sentiment de la dignité, sans lequel la véritable intelligence ne se révèle ni à l’animal, ni à l’homme. Celui qui n’obéit qu’à la crainte ne saura jamais se commander à lui-même.

J’avais dix-huit mois, et j’étais dans toute la fleur de la jeunesse et de ma beauté, quand ma maîtresse changea de résidence et m’amena à la campagne qu’elle devait désormais habiter avec sa famille. Il y avait un grand parc, et je connus les ivresses de la liberté.

Dès que je vis le fils de la vieille dame, je compris, à la manière dont ils s’embrassèrent et à l’accueil qu’il me fit, que c’était là le maître de la maison, et que je devais me mettre à ses ordres.

Dès le premier jour, j’emboîtai le pas derrière lui d’un air si raisonnable et si convaincu, qu’il me prit en amitié, me caressa et me fit coucher dans son cabinet.

Sa jeune femme n’aimait pas beaucoup les chiens et se fût volontiers passée de moi ; mais j’obtins grâce devant elle par ma sobriété, ma discrétion et ma propreté.

On pouvait me laisser seul en compagnie des plats les plus alléchants ; il m’arriva bien rarement d’y goûter du bout de la langue.

Outre que je n’étais pas gourmand et n’aimais pas les friandises, j’avais un grand respect de la propriété. On m’avait dit, car on me parlait comme à une personne :

– Voici ton assiette, ton écuelle à eau, ton coussin et ton tapis. Je savais que ces choses étaient à moi, et il n’eût pas fait bon de me les disputer ; mais jamais je ne songeai à empiéter sur le bien des autres.

J’avais aussi une qualité qu’on appréciait beaucoup. Jamais je ne mangeai de ces immondices dont presque tous les chiens sont friands, et je ne me roulais jamais dessus.

Si, pour avoir couché sur le charbon ou m’être roulé sur la terre, j’avais noirci ou jauni ma robe blanche, on pouvait être sûr que je ne m’étais souillé à aucune chose malpropre.

Je montrai aussi une qualité dont on me tint compte. Je n’aboyai jamais et ne mordis jamais personne. L’aboiement est une menace et une injure.

J’étais trop intelligent pour ne pas comprendre que les personnes saluées et accueillies par mes maîtres devaient être reçues poliment par moi, et, quand aux démonstrations de tendresse et de joie qui signalaient le retour d’un ancien ami, j’y étais fort attentif.

Dès lors, je lui témoignais ma sympathie par des caresses. Je faisais mieux encore, je guettais le réveil de ces hôtes aimés, pour leur faire les honneurs de la maison et du jardin. Je les promenais aussi avec courtoisie jusqu’à ce que mes maîtres vinssent me remplacer.

On me sut toujours gré de cette notion d’hospitalité que personne n’eût songé à m’enseigner et que je trouvai tout seul.

Quand il y eut des enfants dans la maison, je fus véritablement heureux.

A la première naissance, on fut un peu inquiet de la curiosité avec laquelle je flairais le bébé. J’étais encore impétueux et brusque, on craignait que je ne fusse brutal ou jaloux.

Alors, ma vieille maîtresse prit l’enfant sur ses genoux en disant :

– Il faut faire la morale à Fadet ; ne craignez rien, il comprend ce qu’on lui dit.

– Voyez, me dit-elle, voyez ce cher poupon, c’est ce qu’il y a de plus précieux dans la maison. Aimez-le bien, touchez-y doucement, ayez-en le plus grand soin. Vous m’entendez bien, Fadet, n’est-ce pas ? Vous aimerez ce cher enfant.

Et, devant moi, elle le baisa et le serra doucement contre son coeur.

J’avais parfaitement compris.

Je demandai par mes regards et mes manières à baiser aussi cette chère créature. La grand’mère approcha de moi sa petite main en me disant encore :

– Bien doucement, Fadet, bien doucement ! Je léchai la petite main et trouvai l’enfant si joli, que je ne pus me défendre d’effleurer sa joue rose avec ma langue, mais ce fut si délicatement qu’il n’eut pas peur de moi, et c’est moi qui, un peu plus tard, obtins son premier sourire.

Un autre enfant vint deux ans après, c’étaient alors deux petites filles. L’aînée me chérissait déjà. La seconde fit de même, et on me permettait de me rouler avec elle sur les tapis.

Les parents craignaient un peu ma pétulance, mais la grand’mère m’honorait d’une confiance que j’avais à coeur de mériter. Elle me répétait de temps en temps :

– Bien doucement, Fadet, bien doucement ! Aussi n’eut-on jamais le moindre reproche à m’adresser.

Jamais, dans mes plus grandes gaietés, je ne mordillai leurs mains jusqu’à les rougir, jamais je ne déchirai leurs robes, jamais je ne leur mis mes pattes dans la figure.

Et pourtant Dieu sait que, dans leur jeune âge, elles abusèrent souvent de ma bonté, jusqu’à me faire souffrir.

Je compris qu’elles ne savaient ce qu’elles faisaient, et ne me fâchai jamais.

Elles imaginèrent un jour de m’atteler à leur petite voiture de jardinage et d’y mettre leurs poupées !

Je me laissai harnacher et atteler, Dieu sait comme, et je traînai raisonnablement la voiture et les poupées aussi longtemps qu’on voulut.

J’avoue qu’il y avait un peu de vanité dans mon fait parce que les domestiques étaient émerveillés de ma docilité.

– Ce n’est pas un chien, disaient-ils, c’est un cheval ! Et toute la journée les petites filles m’appelèrent cheval blanc, ce qui, je dois le confesser, me flatta infiniment.

On me sut d’autant plus de gré de ma raison et de ma douceur avec les enfants que je ne supportais ni injures ni menaces de la part des autres.

Quelque amitié que j’eusse pour mon maître, je lui prouvai une fois combien j’avais à coeur de conserver ma dignité.

J’avais commis une faute contre la propreté par paresse de sortir, et il me menaça de son fouet. Je me révoltai et m’élançai au-devant des coups en montrant les dents.

Il était philosophe, il n’insista pas pour me punir, et, comme quelqu’un lui disait qu’il n’eût pas dû me pardonner cette révolte, qu’un chien rebelle doit être roué de coups, il répondit :

– Non ! Je le connais, il est intrépide et entêté au combat, il ne céderait pas ; je serais forcé de le tuer, et le plus puni serait moi. Il me pardonna donc, et je l’en aimai d’autant plus.

J’ai passé une vie bien douce et bien heureuse dans cette maison bénie.

Tous m’aimaient, les serviteurs étaient doux et pleins d’égards pour moi ; les enfants, devenus grands, m’adoraient et me disaient les choses les plus tendres et les plus flatteuses ; mes maîtres avaient réellement de l’estime pour mon caractère et déclaraient que mon affection n’avait jamais eu pour mobile la gourmandise ni aucune passion basse.

J’aimais leur société, et, devenu vieux, moins démonstratif par conséquent, je leur témoignais mon amitié en dormant à leurs pieds ou à leur porte quand ils avaient oublié de me l’ouvrir.

J’étais d’une discrétion et d’un savoir-vivre irréprochables, bien que très indépendant et nullement surveillé.

Jamais je ne grattai à une porte, jamais je ne fis entendre de gémissements importuns.

Quand je sentis les premiers rhumatismes, on me traita comme une personne.

Chaque soir, mon maître m’enveloppait dans mon tapis ; s’il tardait un peu à y songer, je me plantais près de lui en le regardant, mais sans le tirailler ni l’ennuyer de mes obsessions.

La seule chose que j’aie à me reprocher dans mon existence canine, c’est mon peu de bienveillance pour les autres chiens. Etait-ce pressentiment de ma prochaine séparation d’espèce, était-ce crainte de retarder ma promotion à un grade plus élevé, qui me faisait haïr leurs grossièretés et leurs vices ?

Redoutais-je de redevenir trop chien dans leur société, avais-je l’orgueil du mépris pour leur infériorité intellectuelle et morale ?

Je les ai réellement houspillés toute ma vie, et on déclara souvent que j’étais terriblement méchant avec mes semblables.

Pourtant je dois dire à ma décharge que je ne fis jamais de mal aux faibles et aux petits. Je m’attaquais aux plus gros et aux plus forts avec une audace héroïque. Je revenais harassé, couvert de blessures, et, à peine guéri, je recommençais.

J’étais ainsi avec ceux qui ne m’étaient pas présentés. Quand un ami de la maison amenait son chien, on me faisait un discours sérieux en m’engageant à la politesse et en me rappelant les devoirs de l’hospitalité. On me disait son nom, on approchait sa figure de la mienne.

On apaisait mes premiers grognements avec de bonnes paroles qui me rappelaient au respect de moi-même. Alors, c’était fini pour toujours, il n’y avait plus de querelles, ni même de provocations ; mais je dois dire que, sauf Moutonne, la chienne du berger, pour laquelle j’eus toujours une grande amitié et qui me défendait contre les chiens ameutés contre moi, je ne me liai jamais avec aucun animal de mon espèce.

Je les trouvais tous trop inférieurs à moi, même les beaux chiens de chasse et les petits chiens savants qui avaient été forcés par les châtiments à maîtriser leurs instincts.

Moi qu’on avait toujours raisonné avec douceur, si j’étais, comme eux, esclave de mes passions à certains égards où je n’avais à risquer que moi-même, j’étais obéissant et sociable avec l’homme, parce qu’il me plaisait d’être ainsi et que j’eusse rougi d’être autrement.

Une seule fois je parus ingrat, et j’éprouvai un grand chagrin.

Une maladie épidémique ravageait le pays, toute la famille partit emmenant les enfants, et, comme on craignait mes larmes, on ne m’avertit de rien.

Un matin, je me trouvai seul avec le domestique, qui prit grand soin de moi, mais qui, préoccupé pour lui-même, ne s’efforça pas de me consoler, ou ne sut pas s’y prendre.

Je tombai dans le désespoir, cette maison déserte par un froid rigoureux était pour moi comme un tombeau.

Je n’ai jamais été gros mangeur, mais je perdis complètement l’appétit et je devins si maigre, que l’on eût pu voir à travers mes côtes.

Enfin, après un temps qui me parut bien long, ma vieille maîtresse revint pour préparer le retour de la famille, et je ne compris pas pourquoi elle revenait seule ; je crus que son fils et les enfants ne reviendraient jamais, et je n’eus pas le courage de lui faire la moindre caresse.

Elle fit allumer du feu dans sa chambre et m’appela en m’invitant à me chauffer ; puis elle se mit à écrire pour donner des ordres et j’entendis qu’elle disait en parlant de moi :

– Vous ne l’avez donc pas nourri ? Il est d’une maigreur effrayante ; allez me chercher du pain et de la soupe.

Mais je refusai de manger. Le domestique parla de mon chagrin. Elle me caressa beaucoup et ne put me consoler, elle eût dû me dire que les enfants se portaient bien et allaient revenir avec leur père.

Elle n’y songea pas, et s’éloigna en se plaignant de ma froideur, qu’elle n’avait pas comprise. Elle me rendit pourtant son estime quelques jours après, lorsqu’elle revint avec la famille.

Les tendresses que je fis aux enfants surtout lui prouvèrent bien que j’avais le coeur fidèle et sensible. Sur mes vieux jours, un rayon de soleil embellit ma vie.

On amena dans la maison la petite chienne Lisette, que les enfants se disputèrent d’abord, mais que l’aînée céda à sa soeur en disant qu’elle préférait un vieil ami comme moi à toutes les nouvelles connaissances.

Lisette fut aimable avec moi, et sa folâtre enfance égaya mon hiver. Elle était nerveuse et tyrannique, elle me mordait cruellement les oreilles. Je criais et ne me fâchais pas, elle était si gracieuse dans ses impétueux ébats !

Elle me forçait à courir et à bondir avec elle. Mais ma grande affection était, en somme, pour la petite fille qui me préférait à Lisette et qui me parlait raison, sentiment et moralité, comme avait fait sa grand’mère.

Je n’ai pas souvenir de mes dernières années et de ma mort. Je crois que je m’éteignis doucement au milieu des soins et des encouragements.

On avait certainement compris que je méritais d’être homme, puisqu’on avait toujours dit qu’il ne me manquait que la parole.

J’ignore pourtant si mon esprit franchit d’emblée cet abîme. J’ignore la forme et l’époque de ma renaissance ; je crois pourtant que je n’ai pas recommencé l’existence canine, car celle que je viens de vous raconter me paraît dater d’hier.

Les costumes, les habitudes, les idées que je vois aujourd’hui ne diffèrent pas essentiellement de ce que j’ai vu et observé étant chien…»

Le sérieux avec lequel notre voisin avait parlé nous avait forcés de l’écouter avec attention et déférence. Il nous avait étonnés et intéressés.

Nous le priâmes de nous raconter quelque autre de ses existences. – C’est assez pour aujourd’hui, nous dit-il ; je tâcherai de rassembler mes souvenirs, et peut-être plus tard vous ferai-je le récit d’une autre phase de ma vie antérieure.

 

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Saisie du texte : Sylvie Pestel pour la collection électronique de la Bibliothèque Municipale de Lisieux (25.I.1999) Texte relu par : A. Guézou Adresse : Bibliothèque municipale, B.P. 7216, 14107 Lisieux cedex -Tél. : 02.31.48.66.50.- Minitel : 02.31.48.66.55. – Fax : 02.31.48.66.56. Mél :bmlisieux@mail.cpod.fr, [Olivier Bogros]bib_lisieux@compuserve.com http://www.bmlisieux.com/